« Idée N° 103 : Objectif : utiliser plus d'intelligence en provenance d'un plus grand nombre de collaborateurs de votre entreprise d'une façon plus économe et plus agile afin de proposer plus rapidement un nombre plus important d'idées de rupture à un plus grand nombre de vos clients. Dans un monde illisible, où le destin de toute entreprise devient aléatoire et où les métiers ne cessent d'évoluer, voire de disparaître, il est indispensable de repenser notre logiciel de commandement. « Le nôtre a été fabriqué pour un autre temps, celui des corps d'armée en ordre de bataille », aime rappeler le consultant Hervé Sérieyx. « Mais si le subordonné obéit aux ordres, le partenaire marche à la confiance ». Il a plus que jamais besoin de comprendre pour obéir. D'adhérer pour performer. Pas simple, quand on est habitué à recruter des clones, à promettre sans tenir, et que le management du stable cède la place à celui de la mutation continue. Pas simple, mais obligatoire. Car comme le rappelle Lewis Carroll, « Quand on cesse d’avancer dans un monde qui bouge, on ne rend même plus compte que l'on recule ! » A méditer avant de se dire que tout va bien dans votre entreprise... »

Saviez vous que le seul et unique ordre donné par Leclerc pour libérer Paris était :  "Vous emparer de Paris" . Suivi par un ordre de 2 pages très claires, laissant toute initiative aux chefs de corps des bataillons.

Par ailleurs les corps d'armées ont été créés pour permettre à leurs chefs d'avoir de l'initiative dans le cadre d'objectifs généraux et sibyllins. Nous sommes loin du commandement tatillon et rond de cuiresque qui colle à la peau des militaires.

Encore le mythe du militaire, le doigt sur la couture du pantalon, incapable d'initiative.

Alors petite réaction amicale et à chaud, Messieurs les grands prêtres de la pensée civile opérationnelle, remisez vos idées reçues dans la boîte dont nous sommes sortis depuis bien longtemps, nous les jeunes turcs qui avons une tête ...

Le commandement par objectif (contraire ou plutôt pôle inverse du commandement directif) existe depuis longtemps, bien avant que les premiers "Khans " gourous du management lancent leurs grandes cavalcades sur les steppes de la stratégie.
Par ailleurs il faut que les 2 types de commandement cohabitent, selon le degré d'urgence et de secret, pour ceux qui en ont l'expérience. Les opposer est donc quelque peu stérile et dépassé. La vraie question est d'en affiner le dosage selon le moment et le contexte, sans abuser ni de l'un ni de l'autre. Trop de directif rend le leader aveugle et tue l'initiative de ses collaborateurs, tandis qu'il faut parfois raccourcir les rênes selon le type de collaborateur, ou quand l'urgence, la confidentialité et la gravité de la situation imposent un tempo de prise de décision... au rythme du tambour...:)
Le commandement par objectif n'en reste pas moins très bien décrit par nos Gengis Khan du management. "

Philippe François

(vous pouvez lire notre interview du Colonel Philippe François dans la rubrique Rencontres)