Nous devons séduire un public et vendre un produit. Dans le patinage le spectacle c’est la partie commerciale, nous devons plaire, nous vendons du divertissement,. La partie sport c'est la performance grâce au travail et à la répétition qui va développer nos capacités physiques bien sûr mais aussi, dans le cas de notre discipline, notre savoir faire relationnel. Ces milliers d'heures d'entrainement avec un collaborateur auquel on est attaché dans la réussite comme dans l'échec nous forge un caractère d’équipier solide.
Avec vos personnalités si différentes, comment avez-vous fait,  Marina et toi, pour vous entendre et gagner ensemble ?
On n'a pas fait en sorte de s'entendre on a fait en sorte de se comprendre! On a compris assez vite que c'était plus efficace de s'accepter mutuellement que de chercher à se changer : savoir reconnaitre les compétences de l'autre, reconnaitre les différences, accepter l'opposition d'idée comme quelquechose de constructif, c’est même plus efficace. On est moins tenté de vouloir faire plaisir à l'autre en voulant se rallier ou le rallier à notre point de vue et du coup gommer une nouvelle idée qui pourrait nous servir.

Il faut savoir accepter l’idée que 2 chemins différents peuvent arriver au même résultat.
Peut on vraiment  parler d'une 'équipe' à deux ? Qui était le leader ?
Non, l'équipe nucléique était de 3 personnes avec notre entraineur, ensuite nous formions des équipes projet qui changeaient en fonction de l'objectif de chaque année.

Il n'y avait pas de leader au sens leader permanent, mais une rotation du leadership: une personne différente qui prenait le lead en fonction des compétences requises dans les phases du projet.