Edgar Grospiron : « J’ai fais un sport à jugement parce que j’aime faire le show. J’aime la performance scénique. Le sport que j’ai fait m’a offert une tribune où je pouvais à la fois exprimer ma personnalité tout en m’appuyant sur une activité pour laquelle j’avais un peu de talent, le ski. »
Et maintenant tu donnes des conférences, c’est encore pour faire un show  ?!!!...
Je donne des conférences parce que j’aime la performance scénique que cela représente. Et je trouve du sens à transmettre les valeurs que le sport m’a transmises.
Il y a des parallèles forts entre les enjeux de la réussite dans le sport et ceux de l’entreprise. Poser des ponts entre ces 2 univers permet une meilleure prise de recul sur la problématique et bien souvent une résolution plus rapide et mieux comprise et mieux soutenue par les collaborateurs d’une entreprise.
L'olympisme … ses valeurs... Ce n’est pas un peu vieux jeu tout ça ?
Tout dépend de l’interprétation que vous en faites. Prenons les valeurs olympiques, amitiés, respect, excellence. Elles sont le fondement de l’unité de la famille olympique. Sans ces valeurs, l’olympisme ne serait pas ce qu’il est devenu aujourd’hui ; un idéal de vie.

Ces valeurs sont là pour nous rappeler aussi qu’il y a des règles du jeu à respecter et que nous serons intraitables avec ceux qui ne les respectent pas. Le travail engagé pour lutter contre les fléaux qui gangrènent le sport est colossal. C’est ce qui nous rappel combien il est important d’avoir des valeurs, véritable fondement de notre rapport à l’autre.
Tu réfléchis à écrire un second livre… tu as encore des choses à dire sur le ski bosses ?
Mon premier livre «quand on rêve le monde» racontait ma carrière sportive et les enseignements que j’en retirais. Celui là est plus tourné sur le présent et l’avenir. J’ai envie de montrer en quoi et comment, dans un monde qui ne cesse de nous surprendre, notre capacité à rebondir est un atout.